catégOrie "IDzen" dans l'IDTGV, à savOir wagOn silencieux. être pOurtant bercée par une cOnversatiOn entre hOmmes culturés pendant les deux heures quarante qu'Ont duré le vOyage. durant ce même vOyage, être infOrmée par un haut-parleur qu'il est Organisé un cOncOurs de sOurires, téléphOnes pOrtables à gagner en prime. venir se faire chercher en vOiture à la gare de lyOn. lOger dans le 12ème arrOndissement, à l'hÔtel SPORT (quand On cOnnaît ma passiOn pOur le spOrt, On a de quOi glOusser). tester les ascenseurs inter-étages. se prendre pOur yves klein et faire des anthrOpOmétries sur la pOrte de la dOuche. Ouvrir la fenêtre et sentir des Odeurs de pOulet-rÔti mOnter de la bOucherie d'en-bas. se retrOuver à deux heures du matin à asperger des phOtOs de cOlle en bOmbe sur la mOquette, et décOuper des fOrmats raisins. dOrmir, mal et peu. vOmir sOn jus d'Orange sur le cOin de sa pOchette à cartOn-à-dessin, à une rue de l'écOle, et cOntre-tOute attente, se sentir mOins stressée, d'un cOup. se rendre cOmpte de hasards superstitiOnnalisants: l'écOle est au numérO 11 dans le trOisième arrOndissement, et la chambre de l'hÔtel est numérO 311, au trOisième étage, dOnc. rencOntrer les "autres", et suppOrter en serrant les dents les plus vantards&insuppOrtables. avOir la machOire crispée, le ventre nOué, les jambes en cOtOn, et l'envie d'faire pipiii de plus en plus pressante au fur-et-à-mesure que l'heure se rapprOche. [.. e.n.t.r.e.t.i.e.n ..] uuultra-rapide, jury très sympa maisçaveutriendiiire, vOix qui tremble juste sur la fin. descendre un étage, et se rendre cOmpte qu'On est pOursuivie par la dame du jury, armée de nOtre cOnvOcatiOn et de nOtre carte d'identité, bien évidemment Oubliées. retrOuver sa mÔman dans la rue, descendre trOis marche et fOndre en larmes, en disant "je sais pas pOurquOiiiiiii", et puis "c'est fini". manger devant le génie de la bastille, après avOir marché de lOngues minutes sans directiOn précise, juste pOur marcher. se faire surprendre à un cOin de cOulOir à la statiOn 'gare d'austerlitz' par un cOntrÔleur qui pense faire un hOld-up "CONTROLE DES BILLETS§§§ LES MAINS EN L4AIR§§§". se retrOuver cOntrainte de sOrtir mOn ticket de sa cachette, mOn sOutien-gOrge, sOus les yeux de ce charmant cOntrÔleur. vOir charlOtte gainsbOurg faire ses cOurses à 'la grande épicerie' du bOn marché. crOiser une manifestatiOn de sans-papiers et entendre une dame-en-chanel dire bien fOrt "ah bin Oui bien sûûûr, c'est vrai qu'On en a pas assez tiens!". retrOuver anjelika à saint-sulpice, et faire le parcOurs d'art culinaire saint-germain, expOsé en plusieurs parties dans diverses bOutiques du quartier. de ce fait, rentrer chez lacrOix, diOr, vuittOn, au café flOre et au deux-magOts, et parler avec le pOrtier de chez cartier. vOir dOnc des lapins en peluche vautrés dans un bain de fraises tagada, une recOnstitutiOn d'un cOllier de marie-antOinette en pâtes, des lunettes diOr recOuvertes de cacaO, et encOre des gâteaux qui explOsent. vOir des "Oeuvres" bien plus anecdOtiques. en cOnclure que, décidemment, "c'est bien inégââââl!". acheter du papier-tOilettes nOir, dans un mOnOprix chic-issime. Observer un hOmme pOrtant un sac en papier lancel rOuge tellement grand qu'On pOurrait tenir dedans. retOurner faire la sieste à l'hÔtel aux visiteurs fantÔmes, sOus une pluie d'applaudissements venant de la rue. manger un crOque-mOnsieur dans LA brasserie parisienne typique, 'le tramway', en Observant derrière la vitre la pluie tOmber sur les immeubles haussmaniens. faire une nuit réparatrice (?). regarder par la fenêtre, et aux vues du superbe sOleil qui éblOuit paris, décider de ne pas prendre imper¶pluie traînés inutilement la veille. prendre un petit déj', typique lui aussi, sur le même bOulevard haussmanien, baigné dans la chaleur de mai. passer devant une écOle maternelle et ses panneaux pOur les électiOns législatives: apprendre que la candidate des verts s'appelle "nadine-pénélOpe", et trOuver ça décidemment pOilant. prendre le métrO dans une statiOn entièrement décOrée aux nOuvelles publicités 'flOwers' de kenzO (mur et plafOnds cOmpris). se servir de la cOnsigne autOmatique à la gare de lyOn pOur la première fOis, et se sentir cOmme dans un film pOlicier, avec le sac de spOrt rempli de liasses de billets et "du" révOlver. faire un phOtOmatOn avec sa mÔmaaan, histOire de graver ce week-end à tOut jamais dans nOtre mémOire visuelle phOtOgraphique. cOnstater avec hOrreur que la pluie s'est mise à tOmber, cOmme ça, d'un cOup, sans prévenir. métrO tOur eiffel. se mOquer allègrement d'une tripOtée de tOuristes allemands engOncés dans des k-ways immOndes fluOs, type sacs pOubelles (geeeenre le truc rectangulaire trOué au milieu avec une capuche subliiime). subir la punitiOn divine qui nOus Oblige à en acheter dès nOtre sOrtie du métrO à l'air libre, attaqués par une pluie diluvienne. s'asseOir sur sOn fashiOn-amOur-prOpre, parce que, 'quand même' hein.. dans cet accOutrement plus que méga-hyper-trOp-cash-ridicule, se payer même le luxe de faire des phOtOs de tOuristes devant la tOur eiffel, à défaut d'y mOnter. chercher déspespérément un café Où s'abriter, tOut en essayant d'éviter de vendre un rein pOur pOuvOir déguster un "café express" à 5¤ dans un café du trOcadérO. durant cette errance humide, tOmber sur le musée galliera (musée de la mOde s'il en est) avec une super expO carte-blanche à JC de castelbajac (expO qui avait failli être mise au prOgramme, puis éclipsée par "airs de paris" à beaubOurg, franchement plus "arty-sérieux" tu-vOis-t'as-vuuu). réaliser qu'arriver dans un immOnde k-way rOuge plastifié au musée de la mOde, ça craint grave, surtOut quand On prétend entrer prOchainement dans un BTS design de mOde OptiOn mOde. l'enlever dOnc, et le rOuler en bOule au fOnd du sac, une centaine de mètres auparavant. trOuver l'expO sympa, quOique décevante, enfin nOn: cOurte. mais vOir un médaillOn cOntenant une mèche de cheveux de marie-antOinette, ce qui je le cOncède, déchire grave samèèère. se cOntenter ensuite du café beaubOurg (à défaut de l'expO), en rêvant secrètement de la vue du premier étage, cOmme dans "ne le dis à persOnne" du dieu vivant guillaume canet. pOur cause de neveu asthmatique et dOnc interdit d'étage "fumeur", se retrOuver nOn seulement au rez-de-chaussée, mais EN PLUS carapatés sOus l'escalier. cOmmander néanmOins trèèès dignement un cOca à six eurOs. faire un tOur à la bOutique de beaubOurg: jeter sOn dévOlu sur un bOuquin "l'art cOntempOrain et la mOde", baver devant un autre de phOtOs nOrvégiennes, et s'écrire des références artistiques au BIC sur le dOs de la main. au snack de la gare de lyOn, persuader la cOnservatrice du gOût que je suis de gOûter 'enfin' le sandwich au pOulet. une fOis la dégustatiOn venue, ne pas le regretter. au retOur, places à l'étage du train c'est super cOule, mais "IDzap" c'est mOins cOule. suppOrter les familles bruyantes, les quinquagénaires raleurs et les adOs surexcités. tester égalemment pOur la première fOis une place de train qui n'est pas dans le sens de la marche. penser vOmir ses tripes, et puis en fait nOn. se laisser bercer par le paysage qui défile, et le sOleil qui se cOuche. terminer ce week-end de fOlie en fermant les paupières, épuisée, mais ravie.
"paris, tu paries pariiiiiiiiiiiiiiis.."